Châtillon-en-Diois

Jean-François Nicolas

mercredi 25 novembre 2020

Docteur Jean-François NICOLAS, Médecin des Lumières

Qui aurait pu penser que Jean-François Nicolas, né en 1738 à Châtillon-en-Diois, connaîtrait un tel destin ? Auteur de plusieurs ouvrages de médecine, il exerça d’abord à Buis-les-Baronnies avant de gagner Grenoble où son talent fut mis à contribution pour lutter contre les épidémies à travers tout le Dauphiné, sa carrière se terminant dans l’armée d’Italie.

De Châtillon à Paris

Jean-François Nicolas est né d’un père médecin de campagne. A son tour il fut attiré par la médecine et ayant atteint l’âge d’étudier, il va poursuivre ses études à Paris. Au moment de son mariage il a le titre de « médecin des épidémies ».
Ayant quitté la capitale il va s’installer à Lyon. Il prépare les trois thèses qu’il devait soutenir pour obtenir successivement le grade de bachelier, la licence de médecine, enfin le doctorat de médecine. En 1772 il fait éditer un volumineux dictionnaire médical, chirurgical et vétérinaire ainsi que son dernier manuscrit Le médecin de campagne.

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A Buis -les -Baronnies

Il trouve un emploi à Buis-les-Baronnies où il sera responsable des soins donnés aux malades hospitalisés. D’un esprit curieux il s’intéresse aussi aux plantes, à la géologie, aux fossiles. Il a une haute conception de sa vocation de médecin, mettant en pratique l’enseignement de son cher parrain, le curé Nicolas du village de Nonnières : le médecin doit avoir autant de connaissances des maladies de l’âme que de celles du corps.
A cette époque les épidémies sont fréquentes et terriblement meurtrières. Son premier fils, touché par la maladie meurt à l’âge de deux mois. Sa famille connaîtra d’autres deuils en particulier son deuxième fils qui meurt à moins de trois ans.

A Grenoble

Installé à Grenoble il lutte contre les épidémies et doit affronter les vieilles croyances, les idées reçues et l’hygiène déplorable. Son action est reconnue et il est nommé responsable de la « Société pour les épidémies » dans l’ensemble de la province du Dauphiné.
Le roi Louis XVI nomme Nicolas « Médecin du Roy ».
Nicolas est chargé en 1783 de parcourir la province pour en étudier les richesses naturelles et pour les mettre en valeur auprès du gouvernement royal. Il aborde l’étude des eaux d’ Uriage, puis de différentes sources de la région et aussi des grottes, comme celle de Choranche.
Après un périple de plusieurs mois qui l’a conduit jusqu’à Briançon, il revient à Die en franchissant le col de Menée.
En 1788 des conditions climatiques désastreuses provoquent une disette dans la population. Le Dauphiné vit les prémisses de la révolution française

L’armée d’Italie

Après plusieurs affectations en Lombardie, il revient à Avignon. C’est là que se termine sa carrière, comme pensionnaire de l’Hôtel des Invalides. Il n’a pas vu l’avènement d’une société plus égalitaire et plus fraternelle. Il s’éteint à 83 ans « sans larmes ni louanges ».


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